Portrait d’un apiculteur nivellois : Gérald Olivier

Gérald Olivier ApiculteurAujourd’hui, nous partons à la rencontre d’un jeune apiculteur nivellois, Gérald Olivier. A 35 ans, il vient de se lancer dans l’aventure et nous fait part de ses motivations et de sa vision de l’apiculture.

Gérald, peux-tu nous dire comment tu es arrivé à l’apiculture ?

Ce sont tout d’abord des amis proches qui s’y sont mis. Personne dans ma famille ne pratiquait l’apiculture. Ensuite, quelques années plus tard, lors de mon installation sur Nivelles, j’ai acheté par le plus grand des hasards la maison d’un apiculteur qui m’a laissé tout son matériel. Ce fut le point départ. Je me suis dit : pourquoi pas. J’ai contacté des écoles d’apiculture et j’ai pu démarrer les cours en septembre 2013.

Que signifie l’apiculture quand on a 35 ans ? N’est-ce pas là un hobby pour la retraite ?

Il s’agit certainement d’un chouette hobby pour la retraite. Mais plus sérieusement, pratiquer l’apiculture, c’est une manière de retrouver un lien avec la nature. D’une certaine manière, c’est quelque chose que je recherche dans ma vie de tous les jours. Et je pense que de plus en plus de personnes recherchent cela aujourd’hui. Aller voir ses ruches, c’est un état d’esprit. Cela demande un certain calme et est une excellente manière de couper avec le rythme effréné de nos journées. J’ai même pu installer des ruches sur mon lieu de travail !

Est-ce difficile de se lancer dans l’apiculture ?

Avec les cours d’apiculture, dès la première année, on est capable de démarrer ses premières ruches. Mais le plus important, c’est l’expérience. Et quand on en n’a pas, on est bien content de pouvoir compter sur le parrainage d’un apiculteur expérimenté. En effet, le plus difficile n’est pas la théorie mais la pratique. Car on se rend vite compte qu’il n’y a pas une pratique mais des pratiques apicoles. Je pourrais même dire que chaque apiculteur a sa pratique. Et le plus dur pour le débutant, c’est de se faire sa propre religion là-dedans.

Des ruches au bureau, ça donne quoi ?

Premièrement, goûter du bon miel, ça intéresse tout le monde. La première récolte de miel fut un moment convivial. Certains sont venus avec les enfants. Chacun a pu recevoir son petit pot de miel. Ensuite, de plus en plus de personnes se sentent concernées par les questions autour de la préservation de la biodiversité. Le monde des abeilles nous offre là un excellent moyen d’aborder la question.  Enfin, j’alimente un blog (http://newbeet.tumblr.com) pour tenir les gens informés et j’aimerais développer un projet de télémesure et tester la ruche kényane, un modèle de ruche qui permet de mieux respecter le développement naturel de la colonie.

Es-tu plutôt apiculteur productiviste ou … 

rucher

Productiviste ? Pour quoi faire. 50 pots de miel par an, ça me suffit. Je trouve que l’approche productiviste est dangereuse et source de dérives. Beaucoup de maux que connaissent les apiculteurs aujourd’hui n’ont-ils pas justement été créés par les apiculteurs eux-mêmes ? Je suis plutôt partisan des méthodes naturelles comme laisser essaimer ses colonies ou travailler avec des sous-espèces d’abeilles indigènes comme l’abeille « noire » locale.
C’est quoi pour toi faire partie d’un cercle apicole

C’est d’abord profiter de l’expérience et des conseils d’autres apiculteurs. Le cercle apicole permet également de profiter de commandes groupées et du prêt de matériel. Enfin, ce sont toujours des moments de convivialité où on se rencontre, on discute,… N’est-ce pas là le plus important ?

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